Cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas posté de cas qui me paraissait intéressant. Mais je me rattrape cette semaine avec Léonie.

Une cliente très contente de mon travail m’a recommandé à Léonie, 21 ans, qui vient en confiance livrer son problème de « boulimie ». Elle a des crises pendant lesquelles elle ne peut pas s’empêcher de manger jusqu’à ne plus en pouvoir. Elle se fait ensuite vomir.

Elle vit en couple et n’a pas pour habitude de partager ses repas avec son compagnon. Elle l’a quand même informé de son problème mais il ne se serait aperçu de rien sinon. Comme ses parents. Elle a ses crises depuis ses 13 ans, s’est toujours cachée et son comportement n’a jamais été découvert.

Lors de l’anamnèse de la 1ère séance, on s’aperçoit que les crises ont commencé après la séparation de ses parents, séparation qu’elle avait plutôt « bien » vécues à l’époque. Mise à part le fait que son père se détache d’elle de plus en plus à partir de là et qu’elle se sent complètement abandonnée par lui.

Lorsqu’on mange trop, plusieurs options inconscientes : principalement on se protège en se construisant une armure (de graisse, et, chez les hommes surtout, le phénomène est parfois accompagné d’une prise de muscles), ou on veut se faire voir, se rendre plus important, par quelqu’un qui ne nous voit pas (ou plus).
L’option 2 est retenue.

Avant de commencer la transe, je prescris une tâche thérapeutique à Léonie : je lui demande d’appeler maintenant son père et de l’informer de son problème, sans le culpabiliser. Ce qu’elle fait. Elle revient en larmes, son père s’étant excusé et montré préoccupé et affectueux.

En suite, sous transe, le travail consiste en une sorte de régression en âge où la Léonie d’aujourd’hui apporte à la Léonie du passé ce qu’elle n’a pas eu ou reçu (affection, sécurité, …). C’est un peu plus complexe mais c’est l’idée. Puis, j’enchaîne sur un travail métaphorique grâce auquel l’EI de Léonie peut réapprendre à se nourrir naturellement.

5 jours après cette séance, Léonie m’envoie un message. Elle n’a eu que 2 crises en 5 jours au lieu de 3 par jour. Elle veut me revoir.

Je la revois donc une semaine après son précédent appel. Elle a refait 5 crises. Elle est contente, c’est beaucoup mieux qu’avant. Moi, perso, je ne suis pas satisfait : en 15 jours, les crises ont diminué mais elles ont tendance à se rapprocher ces derniers jours et ça m’inquiète. Je lui demande où ça en est avec son père : il l’appelle presque chaque jour pour prendre des nouvelles, ils se sont beaucoup rapprochés et elle en est contente. Super. Alors pourquoi y a-t-il toujours ces crises, mêmes si elles sont bien moins nombreuses, si l’origine est démantelée ?

Comme tout à l’air d’aller bien pour elle, je lui pose la question de savoir si des choses de son enfance lui sont revenues depuis notre 1er rdv. Et là… Oui : elle a eu des flash-back d’un événement dont le souvenir était vague et qui est bien plus précis maintenant. Un viol à 16 ans qui semble s’être passé hier. Avec de la culpabilité. Et dont elle ne m’avait pas parlé. Elle savait que ça s’était passé mais c’était comme enfoui, flou. Et c’est ressorti, net. Comme si l’EI disait : « OK, c’est bien ce que vous avez fait mais mon armure a 2 raisons d’être, n’oubliez pas de vous occuper de l’autre !« . L’armure qui protège contre les agressions…

Séance trauma sous transe. Désagréable pendant. Soulagée à la fin. Elle s’est réunie avec la Léonie de ses 16 ans, celle qu’elle dénigrait quelque peu et qu’elle avait enfouie, tout comme l’événement traumatisant. Elle repart « allégée »… 

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